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Infos : La technologie nucléaire et les détecteurs de fumée
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recyclage détecteur de fuméeDe nombreuses habitations, entreprises et usines sont munies de détecteurs de fumée qui déclenchent une alarme bien avant que la fumée soit assez épaisse pour asphyxier les occupants ou même qu’un feu couvant se transforme en brasier.

En outre, les détecteurs de fumée donnent l’alarme longtemps avant qu’il soit possible de détecter une hausse de température attribuable à la chaleur d’un incendie.
Ils peuvent en effet déceler la présence de gaz de combustion même à partir d’une petite flamme nue ou d’un feu couvant.
Il existe deux types de détecteur de fumée : le détecteur à ionisation et le détecteur photoélectrique.

Détecteur de fumée à ionisation (Interdit en France)
Le détecteur à ionisation utilise une petite quantité de matière radioactive afin que l’air contenu dans une chambre de détection conduise l’électricité. Lorsque les particules de fumée ou les gaz de combustion pénètrent dans la chambre de détection, ils perturbent la conduction d’électricité. C’est la baisse de courant qui déclenche l'alarme.
Comme le détecteur à ionisation peut déceler même les gaz de combustion invisibles produits par une flamme nue, il réagit dans ce cas un peu plus rapidement qu’un détecteur photoélectrique. Néanmoins, la commercialisation de ce dernier est interdite en France.

Détecteur de fumée photoélectrique (Obligatoire en France)
Dans le détecteur photoélectrique, une faible source lumineuse éclaire une chambre de détection obscure comportant une cellule photoélectrique qui convertit la lumière en un faible courant électrique. La source lumineuse et la cellule sont disposées de façon que la lumière ne frappe habituellement pas la cellule. Lorsque les particules de fumée pénètrent dans la chambre de détection, elles font dévier le faisceau lumineux qui vient heurter la cellule, entraînant ainsi une hausse de la tension électrique, ce qui déclenche l’alarme. Comme un feu qui couve produit une grande quantité de grosses particules de fumée, le détecteur photoélectrique réagit en pareil cas un peu plus vite que le détecteur à ionisation.

Un type de détecteur est-il plus efficace que l’autre ?
Le temps de réponse varie légèrement selon la nature du feu et la couleur de la fumée, mais les différences sont minimes en ce qui a trait au temps dont disposent les occupants pour réagir une fois l’alarme déclenchée. Tous les détecteurs doivent être soumis à des tests et leur utilisation doit être approuvée par les Laboratoires des assureurs du Canada (ULC). Ils doivent aussi porter le sceau ULC. Comme ils sont beaucoup plus faciles à fabriquer que les détecteurs photoélectriques, les détecteurs à ionisation coûtent bien moins cher et leur usage est donc plus répandu. Sauf en France, où leur commercialisation est interdite.

Quelle matière radioactive utilise-t-on dans un détecteur de fumée à ionisation ?
La source de rayonnement habituellement utilisée dans le détecteur à ionisation est une infime quantité de métal radioactif, soit l’américium 241, que l’on insère entre deux couches de métal non radioactif pour former un petit « sandwich » compact mesurant moins de la moitié d’une pièce de 10 cents.

Le détecteur à ionisation émet-il un rayonnement ?
Le rayonnement de très faible activité mesuré à proximité des détecteurs de fumée domestiques approuvés est dans tous les cas inférieur au maximum permis pour d’autres produits de consommation émetteurs de rayonnement, par exemple les téléviseurs couleur.
La revue Consumer Reports a mesuré le rayonnement à l’aide d’un radiomètre et, même de très près, les enquêteurs n’ont pu détecter de rayons dépassant le rayonnement naturel auquel nous sommes tous exposés en provenance du sol, des matériaux de construction et de l’espace. On estime que la dose moyenne annuelle de rayonnement reçue d’un détecteur de fumée à ionisation sur une année est d’environ 10 000 fois inférieure à celle attribuable au rayonnement naturel. Cependant, leur commercialisation est interdite en France.

Comment se débarrasser des vieux détecteurs de fumée à ionisation ?
Selon une étude internationale menée par des spécialistes en radioprotection, les détecteurs de fumée domestiques ne poseraient aucun risque pour la santé et la sécurité de la population ou des éboueurs s’ils étaient jetés au rebut. Par conséquent, aucune attention spéciale n’est requise pour se débarrasser des vieux détecteurs. On peut sans danger les jeter avec les ordures ménagères. Cependant, pour toutes informations complémentaires n’hésitez pas à vous mettre en relation avec les autorités sanitaires et environnementales compétentes.

Article tiré d’un document de l’« Association Nucléaire Canadienne », Octobre 2009.

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