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La généralisation des détecteurs de fumée devrait permettre de sauver 400 à 500 vies par an.
Courant janvier est paru au Journal Officiel un article de loi qui risque de sauver bien des vies : art. L 129-8. L'occupant d'un logement doit installer dans celui-ci au moins un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF). Il doit veiller à l'entretien et au fonctionnement de ce dispositif. Qu'ils possèdent un appartement ou une maison, que le logement soit neuf ou ancien, qu’ils soient propriétaires ou locataires, les habitants auront cinq ans pour y installer un ou plusieurs détecteurs de fumée. Par ailleurs, il faudra transmettre à l'assureur du logement une déclaration d'installation de détecteur de fumée.
- L’installation d’un Détecteur de Fumée diminue de plus de moitié le risque de périr dans un incendie.
L'adoption de cette loi a été motivée par l'augmentation du nombre des incendies d'habitation ces dernières années ainsi que par le nombre croissant de victimes en résultant. La généralisation des détecteurs de fumée devrait permettre de sauver 400 à 500 vies par an et de réduire le nombre de personnes brûlées qui s'élève à 10 000 chaque année. Dans tous les pays où l'installation de détecteurs de fumée est obligatoire, on a constaté une diminution du nombre de décès de 50 %, car 70 % des victimes décédaient la nuit sans avoir pu être réveillées.
- En cas d’incendie, les fumées sont plus mortelles que les flammes.
Elles apparaissent très rapidement, asphyxient et tuent... C’est pourquoi leur détection permet parfois d’intervenir dès le début de l’incendie soit pour intervenir contre le feu si cela est encore possible, soit pour évacuer l’habitation rapidement. Le détecteur de fumée, est un petit appareil qui fonctionne sur pile.
- Dès les premières fumées, il émet une alarme puissante d’environ 85db, soit le bruit que ferait un TGV qui passe dans le couloir.
Un incendie dégage très rapidement des fumées, lesquelles montent au plafond. C’est donc de préférence au plafond qu’il faut l’installer ou impérativement en hauteur si la pose est murale. En général, 2 trous au plafond et 2 vis suffisent.
Il faut compter à minima un détecteur par niveau d’habitation. Ceux-ci seront prioritairement installés dans les espaces de séjour et le couloir menant aux chambres à coucher. En installer un dans la chambre d’un fumeur réveillera celui-ci s’il s’est endormi avec sa cigarette au lit. Il faut par contre éviter d’installer un détecteur dans la salle de bains ou dans la cuisine, les particules de condensation pouvant déclencher l’alarme. Les espaces frais comme les buanderies sont également déconseillés, car un détecteur ne fonctionne bien qu’à une température entre 4°C et 38°C. Enfin, il ne doit pas être installé près d’une source d’air qui éloigne la fumée.
Un simple bouton permet de vérifier si la sonnerie d’alarme fonctionne, chaque mois au moins. Pour vérifier le système de détection de fumée, des bombes test existent. Le recours à une bougie ou du papier n’est pas recommandé, ils risquent d’encrasser l’appareil. Un signal sonore indique quand la pile doit être changée. Vérifier régulièrement leurs piles d’alimentation et dépoussiérer leurs bouches de détection permet de garantir leur bon fonctionnement.
Le prix d’un détecteur de qualité varie en moyenne entre 20 et 40 euros et peut aller jusqu’à 80 euros dans les versions les plus élaborées (à système optique, interconnectables ou compatibles avec système d’alarme global). Dans le cas d’une grande habitation, des détecteurs interconnectables transmettent l'alerte à l'ensemble des détecteurs de la maison, ce qui permet d’être prévenu si un feu se déclare dans une pièce très éloignée ou lorsque le bruit de la musique ou de la télévision empêcheraient d’entendre l’alarme.
- La norme de certification
Il est impératif de les choisir certifiés selon la norme européenne EN 14604. Le marquage CE confirme qu'ils sont conformes aux exigences de cette norme et des directives européennes. En plus de ce marquage CE, certains portent la mention NF. La marque NF est une marque de certification de qualité supplémentaire choisie volontairement par certains fabricants. Dans ce cas, leurs appareils répondent à des critères précis comme les dimensions du détecteur, son niveau sonore et l’impossibilité de le fixer s’il n’est pas muni de piles.
Lors d’un incendie, tout ce joue les 3 premières minutes ! ALORS SOYEZ PRET ET ADOPTEZ VOTRE NOUVEL AMI : FLOUPI !

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